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IDÉES PRÉCONÇUES OU RATIONNELLES ?

Les règles permettent de « vidanger » l’organisme féminin
Préconçu.

La « vidange » de l’organisme, à savoir l’évacuation des toxines est dévolue aux reins chez l’homme comme chez la femme. Les règles ne sont que l’évacuation d’un peu d'un tissu fabriqué dans l’utérus au cours du cycle en vue d’accueillir l’embryon.

Il est bien évidemment nécessaire et indispensable d’évacuer ce tissu devenu inutile en absence de grossesse pour démarrer un nouveau cycle mais ce phénomène local n’est en aucun cas une « épuration ». Rien de nocif ou de sale n’est évacué : seulement quelques cellules devenues inutiles mêlées à du sang.

Le sentiment de « vidange » générale que ressentent certaines femmes au moment des règles n’est pas du aux règles proprement dites mais à la chute hormonale qui les accompagne. Les hormones de la deuxième partie du cycle sont en effet responsables de tensions dans les seins et de lourdeur en particulier dans les jambes, symptômes qui disparaissent avec les règles.

 

Avoir ses règles régulièrement est bon pour la santé.
Préconçu.

Longtemps on a cru que la régularité des cycles était le garant d’une bonne santé et d’une prévention des cancers gynécologiques ( 1 ). Cette affirmation « scientifique » a servi de base pendant des années la bonne pratique gynécologique.

Cela a justifié de nombreux types de traitements hormonaux :

- Chez les femmes jeunes : l’utilisation de pilules contraceptives fortement dosées provoquant des règles artificielles,
- Chez les femmes en pré ménopause : des traitements à base de progestérone en fin de cycle pour faire venir des règles à date fixe,
- Chez les femmes ménopausées : les traitements hormonaux de ménopause.

Or c’est exactement l’inverse, le moins on a de règles, le moins on a de cancer du sein ( 2 ), et plus grand est notre bien être.

Mais cette croyance dans le caractère bénéfique des cycles est encore, malheureusement pour les femmes, encore bien ancrée y compris chez les médecins.


1. Henderson BE, et al. Do regular ovulatory cycles increase breast cancer risk? Cancer. 1985 Sep 1;56(5):1206-8

2. http://www.e3n.fr/index.php/principaux-resultats/cancer-sein/75-cancer-du-sein-et-nombre-de-cycles-menstruels

 

Il est bon d'avoir des règles
Préconçu.

En fait la majorité des femmes n’ont pas de règles du fait de la grossesse, de l’allaitement, de la pré puberté ou de la ménopause. Et cela n’a rien de mauvais. D’ailleurs les hommes n’ont pas de règles non plus.
Les femmes qui prennent une pilule sans règles de type Cerazette n’ont tout simplement pas de cycle, naturel ou artificiel, ne fabriquent pas inutilement de tissu dans l’endomètre et n’ont donc rien à évacuer. C’est un peu comme quelqu’un qui ne ferait pas pipi parce qu’il ne boit pas. Rappelons que les règles sous pilules sont artificielles et ne sont là que pour rassurer les femmes.
En dehors d’un projet d’enfant, on ne voit pas ce que les femmes auraient à gagner en matière de santé. Longtemps on a cru que les hormones nécessaires à avoir des règles favorisaient les femmes sur le plan cardiovasculaire. Mais l’échec des traitements hormonaux de ménopause à prévenir les maladies cardiovasculaires a démonté cette croyance (1)
Mais bien évidemment, en dehors de ces contextes, l’absence de règles est anormale. Des examens complémentaires sont dans cas nécessaires surtout en cas de désir de grossesse.

1. Howard BV, Rossouw JE. Estrogens and cardiovascular disease risk revisited: the Women's Health Initiative. Curr Opin Lipidol. 2013 Dec;24(6):493-9

 

La ménopause accélère le vieillissement.
Préconçu.

La ménopause n’accélère pas le vieillissement.

En effet, bien qu’on ait remarqué que la ménopause s’accompagnait d’une augmentation du risque cardio vasculaire, l’inefficacité des traitements hormonaux de ménopause pour réduire ce risque, a mis les ovaires hors de cause.

Il se pourrait que l’on confonde la cause et la conséquence : le vieillissement cardiovasculaire serait la cause de la ménopause et non pas l’inverse ( 1 ). Cette hypothèse est étayée par deux autres faits avérés :

- L’âge de la ménopause est stable depuis toujours contrairement à l’âge des premières règles qui avance sous l’influence des perturbateurs endocriniens
- Le tabac dont on sait les effets négatifs sur les artères est le seul facteur connu qui avance l’âge de la ménopause.

Cette conception de la ménopause réoriente la prévention chez les femmes ménopausées. Au lieu de prescrire des traitements hormonaux qui ne font qui ne modifie pas le risque vasculaire, il est préférable de les encourager à respecter les conseils d’hygiène qui ont fait leur preuve : ne pas fumer, avoir une activité physique régulière ( règle des 10 000 pas par jour ), maintenir un poids stable, manger cinq fruits et légumes par jour. Et ne pas oublier qu’un bon sommeil est indispensable pour atteindre ces objectifs ( 2 ) et que pour dormir bien, il faut dormir moins ( 3 )


1. http://www.medscape.com
2. http://www.doctissimo.fr..sommeil-bien-dormir
3. http://sommeil-mg.net

 

Il est normal d’être de mauvaise humeur avant ses règles.
Rationnel.

Les troubles de l’humeur font partie des symptômes du syndrome prémenstruel qui associe douleur du ventre, poitrine tendue, symptômes dépressifs handicape la vie d’environ 35 à 40 % des femmes. Mais le fait que ce soit rationnel n’implique pas que ce soit bon pour la santé, ni de le subir.
En effet cette période qui suit l’ovulation est caractérisée par une inflammation, dont la montée de température aux alentours de 37.5° est le témoin, qui n’est nécessaire que pour l’implantation de l’œuf. La présence de nombreux nouveaux vaisseaux dans l’utérus destinés à préparer l’accueil du bébé est bien visible en échographe doppler ( 1 ). Cette inflammation masquée concerne de nombreux tissu dont le tissu cérébral et mammaire.
La mise en sommeil des ovaires avec une pilule sans œstrogène et sans règles fait disparaître cette inflammation et les symptômes qui lui sont associés. Ce ne peut être que bénéfique pour la santé.

1. http://www.vignal.org